Une série littéraire du rabbin Mathias Elasri, à partir du thème de l’Indifférence
L’Étymologie Révélatrice : In-différence
Le mot « indifférence » porte en lui-même une révélation philosophique que nous risquons de manquer si nous le considérons simplement comme l’absence de sentiment. Décomposons-le : in- (préfixe de négation) + différence. L’indifférence serait donc, littéralement, la négation de la différence, l’incapacité ou le refus de distinguer, de discriminer au sens noble du terme c’est-à-dire de discerner[1].
Cette étymologie éclaire d’une lumière nouvelle les paroles d’Elie Wiesel dans son discours The Perils of Indifference prononcé à la Maison Blanche le 12 avril 1999. Wiesel y déclare :
L’indifférence n’est pas seulement un péché, c’est une punition. Et l’indifférence est toujours l’amie de l’ennemi, car elle profite à l’agresseur jamais à sa victime, dont la douleur est amplifiée quand elle se sent oubliée.[2]
Cette formulation révèle quelque chose de fondamental : l’indifférence n’est pas neutre. En refusant de distinguer entre agresseur et victime, elle prend parti toujours du côté du plus fort. L’indifférence n’est pas l’équidistance morale qu’elle prétend être ; elle est l’effondrement des distinctions morales fondamentales qui structurent notre univers éthique.

Le Judaïsme et l’Art de la Distinction
Cette lecture trouve un écho profond dans la pensée juive. Le judaïsme est une tradition qui valorise intensément les distinctions : entre le sacré et le profane (kodesh et hol), entre le pur et l’impur (tahor et tamé), entre le permis et l’interdit (moutar et assour), entre le jour du Shabbat et les jours ouvrables.
La prière de la Havdalah, qui marque la fin du Shabbat, célèbre précisément ces distinctions
Béni sois-Tu, Éternel notre Dieu, Roi de l’univers, qui fais la distinction entre le sacré et le profane, entre la lumière et l’obscurité, entre Israël et les autres peuples, entre le septième jour et les six jours ouvrables.[3]
Le verbe hébreu utilisé ici est lehavdil (להבדיל), « séparer, distinguer ». La racine ב-ד-ל (badal) apparaît dès le premier chapitre de la Genèse, lors de la Création : Dieu sépara (vayavdel) la lumière des ténèbres[4]. L’acte créateur divin par excellence est un acte de distinction, de séparation.
Le Talmud de Babylone, dans le traité Berakhot 33b, enseigne : De même que Dieu a créé le monde par des séparations, ainsi l’homme sage établit des distinctions[5]. La sagesse, dans la pensée rabbinique, n’est pas l’accumulation de connaissances, mais la capacité de discerner, de distinguer le vrai du faux, le juste de l’injuste, l’essentiel de l’accessoire.
Le philosophe Emmanuel Levinas écrit dans Totalité et Infini: La justice consiste à reconnaître en autrui mon maître. L’égalité entre nous ne peut résulter que de mon inégalité par rapport à lui[6]. Autrement dit, la véritable justice ne naît pas de l’aplanissement des différences, mais de leur reconnaissance.
L’Indifférence comme Aplanissement Moral
L’indifférence, comprise comme abolition de la différence, produit ce que nous pourrions appeler un « aplanissement moral » : tout devient équivalent, toute distinction s’efface, tout se vaut. C’est le contraire de la Havdalah, c’est la confusion primordiale d’avant la Création, le tohu-bohu (תהו ובהו)[7], le chaos indifférencié où rien ne peut être distingué.
Wiesel poursuit dans son discours :
L’indifférence, après tout, est plus dangereuse que la colère et la haine. La colère peut parfois être créative. On écrit un grand poème, une grande symphonie. On fait quelque chose de spécial pour l’humanité parce qu’on est en colère face à l’injustice dont on est témoin. Mais l’indifférence n’est jamais créative[8].
Remarquons cette formulation : l’indifférence n’est jamais créative précisément parce qu’elle ne peut distinguer, séparer, ordonner les actes créateurs par excellence. La colère, même la haine, reconnaissent encore qu’il y a quelque chose qui compte, quelque chose qui mérite une réaction. L’indifférence nie même cela.
Cette notion d’aplanissement trouve une expression troublante dans la philosophie d’Hannah Arendt, particulièrement dans son analyse de la « banalité du mal ». Dans Eichmann à Jérusalem, Arendt décrit comment Eichmann ne distinguait plus entre des ordres moralement acceptables et moralement monstrueux ; tout était devenu équivalent dans son esprit[9].
L’indifférence morale avait aplani toute distinction entre le bien et le mal.

Le 7 Octobre 2023 : Un Cas d’Étude de l’Aplanissement Moral
Le 7 octobre 2023, le Hamas a perpétré le plus grand massacre de Juifs en une seule journée depuis la Shoah. Plus de 1 200 personnes ont été assassinées, dont des bébés brûlés vivants, des femmes violées puis tuées, des familles entières massacrées dans leurs maisons[10]. Plus de 240 personnes ont été enlevées à Gaza comme otages.
Ce qui s’est produit dans les semaines et mois suivants constitue un cas d’étude saisissant de l’aplanissement moral que nous décrivons. Non seulement l’indignation mondiale s’est rapidement dissipée, mais un glissement sémantique fou s’est opéré. En l’espace de quelques jours, le récit médiatique et politique s’est déplacé des victimes juives vers Israël présenté comme agresseur.
Des manifestations dans les capitales occidentales, parfois dès le 8 octobre, avant même qu’Israël n’ait riposté militairement accusaient déjà Israël de « génocide »[11]. Le terme « génocide », défini par la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide (1948) comme des actes commis dans l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux[12], était appliqué non aux auteurs du massacre du 7 octobre, mais à l’État qui venait d’en être victime.
Cette inversion n’est pas simplement une erreur tactique ou une exagération rhétorique. Elle représente exactement l’aplanissement moral que nous décrivons : l’abolition de la différence entre l’agresseur et l’agressé, entre le terrorisme délibéré ciblant des civils et la guerre défensive avec ses tragiques dommages collatéraux, entre une démocratie imparfaite et une organisation terroriste théocratique.
Le Glissement Sémantique comme Technique d’Indifférence
Qu’est ce qui rhétoriquement a pu permettre cet aplanissement moral, voici quelques pistes :
L’Équivalence Numérique
Le premier mécanisme consiste à comparer des chiffres de victimes sans contexte moral. Si X civils palestiniens sont morts et Y civils israéliens sont morts, et si X > Y, alors Israël est présenté comme moralement condamnable indépendamment des circonstances, des intentions, ou du contexte.
Cette logique abolit toute distinction morale entre :
- Des civils tués délibérément comme objectif principal (7 octobre)
- Des civils tués comme conséquence tragique d’opérations militaires visant des cibles légitimes (riposte israélienne)
Le juriste international Yoram Dinstein, dans The Conduct of Hostilities under the Law of International Armed Conflict, explique précisément cette distinction fondamentale en droit humanitaire : le critère n’est pas le nombre de morts civiles, mais l’intention et la proportionnalité[13]. Confondre les deux revient à abolir la différence morale entre meurtre et homicide involontaire en droit pénal.
L’Amnésie Temporelle
Le deuxième mécanisme est l’effacement du contexte temporel. En commençant le récit non le 7 octobre mais le 8 octobre (avec la riposte israélienne), on inverse cause et effet. Les victimes du 7 octobre disparaissent du récit ; seules restent les victimes de la riposte.
Cette amnésie n’est pas accidentelle. Elle permet d’abolir la différence entre agression et défense, entre celui qui initie la violence et celui qui y répond. Le Talmud de Babylone, traité Sanhedrin 72a, établit le principe de « ba bamachteret » (celui qui vient pour te tuer) : Si quelqu’un vient pour te tuer, lève-toi et tue-le d’abord. Ce principe reconnaît la distinction morale fondamentale entre agression et légitime défense. L’aplanissement temporel abolit cette distinction.
La Déshumanisation Sélective
Le troisième mécanisme est peut-être le plus pervers : la déshumanisation sélective des victimes juives. Les 1 200 morts du 7 octobre sont rapidement devenus des statistiques, puis ont disparu. Les otages sont largement absents des manifestations pro-palestiniennes.
Cette invisibilisation n’est pas neutre. Elle abolit la différence entre des vies qui comptent et des vies qui ne comptent pas. Le philosophe Judith Butler, dans Frames of War, analyse comment certaines vies sont rendues « grievable » (dignes de deuil) et d’autres non, par des cadres interprétatifs qui déterminent qui compte comme pleinement humain[14]. Le 7 octobre a révélé que, pour une partie significative de l’opinion occidentale, les vies juives ne sont pas pleinement « grievable ».
Le Langage de l’Équivalence Morale
Le quatrième mécanisme est l’utilisation d’un langage qui présuppose l’équivalence morale. Parler de cycle de violence efface la différence entre initiateur et répondant. Parler de conflit israélo-palestinien comme si c’était un désaccord entre partenaires égaux efface la différence entre démocratie et terrorisme, entre ouverture et théocratie.
L’historien Benny Morris, dans 1948: A History of the First Arab-Israeli War, décrit comment ce langage d’équivalence a systématiquement faussé la compréhension historique du conflit en effaçant les distinctions entre agressions arabes répétées et réponses israéliennes[15].
Le Parallèle avec l’Indifférence Morale de la Shoah
Il existe un parallèle troublant entre cet aplanissement moral contemporain et l’indifférence qui a permis la Shoah. Wiesel, dans le même discours de 1999, rappelle :
Dans les ghettos de Varsovie, de Lodz et dans tant d’autres, les Juifs ont lutté seuls, sans armes, affamés, contre un ennemi puissant. Et pourtant, leurs messages de désespoir restaient sans réponse. (…) Indifférents[16]
L’indifférence de 1942 disait : Ce ne sont que des Juifs, pourquoi s’en soucier ? L’indifférence de 2026 dit : Ce ne sont que des Israéliens, et d’ailleurs, ne sont-ils pas eux-mêmes coupables ? La forme a changé, mais la structure reste identique : l’abolition de la différence entre victimes innocentes et ennemis légitimes.
Le Talmud de Babylone, traité Shabbat 54b-55a, enseigne :
Quiconque peut protester contre les actes répréhensibles de sa maisonnée et ne le fait pas est tenu responsable des actes de sa maisonnée ; (s’il peut protester contre) les actes de ses concitoyens (et ne le fait pas), il est tenu responsable des actes de ses concitoyens ; (s’il peut protester contre) les actes du monde entier (et ne le fait pas), il est tenu responsable des actes du monde entier.[17]
L’indifférence, dans cette perspective talmudique, n’est pas neutre : c’est une forme de complicité. Ne pas distinguer entre le bien et le mal, entre l’agresseur et la victime, revient à prendre parti pour l’agresseur.
Le Génocide : Un Mot Détourné
L’usage du mot « génocide » pour décrire les actions israéliennes à Gaza mérite une attention particulière, car il représente l’abolition ultime des distinctions morales et historiques.
Le terme « génocide » a été créé par Raphael Lemkin, un juriste juif polonais, spécifiquement pour décrire la Shoah. Dans son ouvrage Axis Rule in Occupied Europe (1944), Lemkin définit le génocide comme
un plan coordonné d’actions différentes visant à détruire les fondements essentiels de la vie de groupes nationaux, dans le but d’annihiler les groupes eux-mêmes.[18]
La Charte du Hamas (1988, révisée en 2017) appelle explicitement à la destruction d’Israël. L’article 7 de la Charte originale cite un hadith :
L’Heure du Jugement ne viendra pas avant que les Musulmans n’aient combattu les Juifs et ne les aient tués[19]
C’est littéralement un appel génocidaire.
Israël, en revanche, n’a jamais eu de politique visant à détruire le peuple palestinien. La population palestinienne a en fait quintuplé depuis 1948[20]. Les citoyens arabes israéliens (21% de la population) ont les mêmes droits que les citoyens juifs et siègent à la Knesset, à la Cour suprême, et servent dans les hôpitaux[21].
Appliquer le terme génocide à Israël tout en l’omettant pour le Hamas représente donc une double inversion : on accuse de génocide la cible d’intentions génocidaires, et on absout les auteurs d’intentions génocidaires explicites.
Les Coûts de l’Aplanissement Moral
Cet aplanissement moral a des conséquences concrètes et terribles :
Pour les Otages
Parmi les otages se trouvaient des bébés, des enfants, des personnes âgées, des survivants de la Shoah. Leur invisibilité dans le discours public occidental les ont simplement fait disparaître du récit.
Pour les Juifs de la Diaspora
Les Juifs de la diaspora ont connu une explosion d’antisémitisme sans précédent depuis la Shoah. En France, les actes antisémites ont augmenté de 1000% en 2023-2024[22]. Des étudiants juifs sont harcelés sur les campus universitaires américains et européens. Des synagogues nécessitent une protection policière permanente.
Cet antisémitisme se nourrit directement de l’aplanissement moral décrit : si Israël est génocidaire, alors tout Juif supposé le soutenir devient complice de génocide, et donc une cible légitime.
Pour la Vérité Historique
L’aplanissement moral détruit notre capacité collective à comprendre l’histoire. Si tout est équivalent, si aucune distinction ne peut être faite, alors la Shoah elle-même perd sa spécificité. Et en effet, les comparaisons entre Israël et l’Allemagne nazie sont devenues monnaie courante[23].
Le Talmud de Jérusalem, traité Peah 1:1, enseigne : Celui qui déforme l’histoire détruit le monde[24]. La capacité de distinguer le vrai du faux, le juste de l’injuste, est fondamentale pour toute société morale.
Restaurer les Distinctions : Un Impératif Moral
Face à cet aplanissement moral, que nous enseigne la tradition juive ?
- Premièrement, que les distinctions morales ne sont pas arbitraires mais fondamentales. Le Midrash Rabba sur Lévitique 1:1 enseigne :
Dieu a créé le monde avec la mesure de la justice. Si une personne dit : ‘Qu’importe si je vole ou si je ne vole pas, si je tue ou si je ne tue pas, tout est pareil’, cette personne détruit le monde[25].
- Deuxièmement, que restaurer les distinctions n’est pas une position tribale mais une exigence éthique universelle. Levinas écrit :
La justice commence quand on reconnaît l’autre comme autre, dans sa différence irréductible[26].
Reconnaître les différences morales réelles entre situations différentes n’est pas du relativisme, c’est le contraire : c’est affirmer qu’il existe des critères objectifs de jugement.
- Troisièmement, que cette restauration commence par le langage. Utiliser les mots précisément, refuser les équivalences faciles ou les mots valises, maintenir les distinctions conceptuelles, c’est déjà un acte de résistance contre l’indifférence.
Dans le contexte du 7 octobre et de ses suites, restaurer les distinctions signifie reconnaître
- Qu’il existe une différence morale entre un État démocratique imparfait et une organisation terroriste théocratique.
- Qu’il existe une différence morale entre les pertes civiles comme conséquence tragique et les pertes civiles comme objectif délibéré.
- Qu’il existe une différence morale entre celui qui attaque et celui qui se défend.
- Qu’il existe une différence morale entre une société ouverte qui débat de ses fautes et une société fermée qui glorifie ses crimes.
- Qu’il existe une différence morale entre critiquer des politiques gouvernementales spécifiques et accuser un peuple entier de génocide.
Restaurer ces différences n’implique pas qu’Israël soit au-delà de toute critique. Aucune démocratie ne l’est. La tradition prophétique juive elle-même est fondée sur la critique interne; Amos, Isaïe, Jérémie n’ont jamais épargné leur propre peuple. Mais leur critique était ancrée dans des distinctions morales claires, pas dans un aplanissement qui rendrait tout équivalent.
Conclusion : Contre l’Indifférence, l’exigence intellectuelle
L’indifférence, étymologiquement, est l’abolition de la différence. Le 7 octobre et ses suites nous ont montré où mène cette abolition : à un monde où le massacre de plus de mille personnes peut être oublié en quelques jours, où les otages deviennent invisibles, où les victimes sont transformées en bourreaux par un glissement sémantique vertigineux.
Contre cette indifférence toxique, la tradition juive nous appelle à l’art difficile et nécessaire de distinguer et de discriminer. Non par cruauté, mais par amour de la vérité. Non par tribalisme, mais par honnêteté morale. Non pour condamner, mais pour voir clairement.
Le Psaume 11:4 nous dit :
L’Eternel, dans son saint palais, l’Eternel, dont le trône est aux cieux, ses yeux regardent, ses paupières distinguent les fils d’Adam.
Wiesel conclut son discours de 1999 avec ces mots :
Nous devons toujours prendre parti. La neutralité aide l’oppresseur, jamais la victime. Le silence encourage le tourmenteur, jamais le tourmenté[27]
L’indifférence comme abolition de la différence est le contraire de la justice. L’art de distinguer, est notre devoir moral le plus urgent.
[1] Dictionnaire étymologique Le Robert, entrée « Indifférence », du latin indifferentia, composé de in- (négation) et differentia (différence).
[2] Elie Wiesel, The Perils of Indifference, discours prononcé à la Maison Blanche, Washington D.C., 12 avril 1999. Texte complet disponible sur le site de l’United States Holocaust Memorial Museum.
[3] Texte traditionnel de la prière de la Havdalah, voir Siddur, section Motsei Shabbat.
[4] Gen 1.4
[5] TB Berakhot 33b.
[6] Emmanuel Levinas, Totalité et Infini : Essai sur l’extériorité, La Haye, Martinus Nijhoff, 1961, p. 251
[7]Gen1.2
[8]Elie Wiesel, « The Perils of Indifference », op. cit.
[9] Hannah Arendt, Eichmann à Jérusalem : Rapport sur la banalité du mal, Paris, Gallimard, coll. « Folio Histoire », 1966 [1963], p. 186-195.
[10] Données compilées par l’Israel Defense Forces et vérifiées par diverses organisations internationales, dont Associated Press et Reuters, octobre-novembre 2023.
[11] Paris (12 octobre 2023), rapportées par The Guardian, The New York Times, et Le Monde respectivement.
[12] Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide, adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 9 décembre 1948, Article II.
[13] Yoram Dinstein, The Conduct of Hostilities under the Law of International Armed Conflict, Cambridge University Press, 3e édition, 2016, chapitres 4-5.
[14] Judith Butler, Frames of War: When Is Life Grievable?, London, Verso, 2009, p. 1-32.
[15] Benny Morris, 1948: A History of the First Arab-Israeli War, New Haven, Yale University Press, 2008.
[16] Elie Wiesel, « The Perils of Indifference », op. cit.
[17] TB Shabbat 54b-55a
[18] Raphael Lemkin, Axis Rule in Occupied Europe: Laws of Occupation, Analysis of Government, Proposals for Redress, Washington, Carnegie Endowment for International Peace, 1944, p. 79.
[19] Charte du Hamas (1988), article 7. Texte disponible dans : Matthew Levitt, Hamas: Politics, Charity, and Terrorism in the Service of Jihad, New Haven, Yale University Press, 2006, annexes.
[20] Palestinian Central Bureau of Statistics, données démographiques 1948-2023.
[21] Données de l’Israel Central Bureau of Statistics, 2023.
[22] Ministère français de l’Intérieur, statistiques sur les actes antisémites, rapport annuel 2023-2024.
[23] Voir l’analyse de David Feldman, « Comparing Israel to Nazi Germany: The Abuse of the Holocaust », Patterns of Prejudice, vol. 40, n° 4-5, 2006, p. 349-367.
[24]TJ Peah 1:1.
[25] Midrash Rabba, Lévitique 1:1
[26]Emmanuel Levinas, Éthique et Infini : Dialogues avec Philippe Nemo, Paris, Fayard, 1982, p. 89.
[27]Elie Wiesel, The Perils of Indifference, op. cit.






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