Nous avons remis le prix « Amis de Sion » à Francesca Albanese, un jour de Black Friday, ce grand rendez-vous contemporain où tout semble pouvoir s’acheter, se solder, se négocier, sauf les convictions proclamées avec ferveur.

Il nous a paru cohérent que, pendant que le monde alignait les remises commerciales, nous distinguions, nous aussi, une constance rare, presque artisanale, celle d’une femme qui n’a jamais cessé de placer Israël au centre de chacune de ses prises de parole.

Depuis des années, Francesca Albanese parle d’Israël avec une régularité métronomique. Israël comme sujet principal, Israël comme clé de lecture du monde, Israël comme point d’appui moral. Quand d’autres dispersent leur attention entre l’Iran et les crises oubliées, elle revient inlassablement à Sion. Une telle fidélité mérite d’être saluée.

La polémique née après la demande de démission formulée par Caroline Yadan n’a fait que renforcer cette centralité. Plus la controverse enflait, plus le nom d’Israël revenait dans le débat public, porté par les discussions, les éditoriaux et les indignations successives.

Alors à SABABA MEDIAS nous sommes descendus dans la rue pour prendre la température réelle du pays. Il y avait foule au pied de notre immeuble, un cortège dense, des pancartes improvisées, quelques drapeaux bien sûr, mais rien de la caricature uniforme que l’on imagine parfois. Surtout des voix, nombreuses, convaincues, certaines, presque unanimes.

Nous avons interrogé au hasard et une idée revenait avec une étonnante constance. Francesca Albanese ne peut qu’être liée à Israël puisqu’elle en parle sans relâche. Elle y consacre son énergie, son verbe, ses analyses. On ne s’attarde pas autant sur un pays sans entretenir avec lui un lien puissant, fût-il exigeant, critique ou passionné. Même l’évocation du 7 octobre, parfois jugée discrète, était reléguée au rang d’angle mort dans une trajectoire dominée presque exclusivement par la question israélienne. Les grandes constructions discursives ont toujours leurs omissions, mais ce qui frappe, c’est la permanence du thème, la fixité du regard, la récurrence du sujet.

À cela s’ajoute le soutien affiché par de nombreuses figures artistiques et intellectuelles, convaincues de défendre en elle une voix essentielle du débat international. Quand autant de personnalités s’accordent, l’écho médiatique devient certitude morale.

À SABABA Médias, l’enquête menée par Moshé Zaoui a été minutieuse. Écoute des déclarations, observation des réactions, immersion dans la rue, analyse du climat général. La conclusion s’est imposée sans artifice. Israël n’est pas un thème accessoire pour Francesca Albanese. C’est l’axe autour duquel s’articule son discours public. Une relation constante, presque organique, qui dépasse l’actualité immédiate et traverse les années.

Dans ces conditions, en ce Black Friday symbolique où le monde semblait distribuer des étiquettes à tout ce qui bouge, une seule distinction s’imposait avec évidence. Le prix « Amis de Sion » ne pouvait que lui revenir, tant son lien indéfectible avec Israël structure, nourrit et domine l’ensemble de son engagement public.

Eden Levi Campana

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