Omer Adam annonce un concert à Paris. Une seule date, le 20 janvier, à l’Adidas Arena. Et en quelques minutes, le rush, plus rien, plus de billets partis. Rideau.
Depuis, l’histoire devient un « mème » fait le tour des réseaux sociaux en mode drama-grande-comédie-juive-collective. Les chanceux avancent avec ce petit sourire discret. On raconte que certains ont pris 50 places pour les revendre à prix d’or (ils ont le sens du commerce). Les autres racontent leur panier disparu comme une tragédie, mais avec des emojis et des supplications.

Au milieu de tout ça, des posts hilarants comme celui de The Truth 770. Le héros est assis de dos face à une salle immense, la foule en constellation de téléphones. Et le texte, est excellent : « Une seule date à Paris, sold out en quelques minutes. Des milliers de fans et de familles à consoler. » On dirait un communiqué de crise, version tendre. « Tu as réveillé tous les rois de l’arnaque de France. » Comprendre. Dès que ça se vend trop vite, les revendeurs apparaissent comme par magie, et les prix se mettent à grimper plus vite que la frustration. « Tu as dit que tu nous aimais, hein. Alors aide-nous. Toda raba. »

C’est ça, le charme de cette affaire. Comme si tout le monde disait la même chose à voix basse mais en chœur : « Omer, on t’aime. Maintenant, donne-nous une deuxième chance. »
Rachel A. Silberman





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