Sababa : un mot, un état d’esprit, une respiration. Le sourire israélien dans le vacarme du monde. Une façon de dire : tout va bien, on gère, on respire. C’est beau, c’est super, bravo. C’est la philosophie du café toujours positive, du retour à la plage après l’alerte rouge. Un peuple qui vit au bord du volcan et commande un cappuccino en disant : « Sababa ».

Mais dans mon ADN de Tune – un Juif tunisien au cœur fêlé de soleil – il y a une autre musique : le ABABABAB ! Ce cri du ventre, cette fanfare de joie qui ne s’explique pas. Là où le sababa calme ou exprime sa joie, le Ababab exulte. Le premier te dit : « Respire, ça va aller, c’est super ». Le second hurle : « C’est génial ! Alleeeuuu ! Magnifique ! ».

Le sababa, c’est la maîtrise ; le ababab, c’est la démesure – comme d’hab avec les Tunes ! Ça fait beaucoup d’ab, mais qu’importe : la vie tune ne connaît pas le mode silencieux. Alors oui, pour moi SABABA le magazine, sera ça : le calme et le cri, la sagesse et la folie douce, la bonne humeur comme résistance, le feel good, le Ababab comme ponctuation de vie. SABABA imprégné d’ABABAB ! Et surtout : n’en perdez pas votre latin ! Question non encore résolue : comment disait-on « SABABA » en latin ?
Paul Germon






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